Le cancer du col de l’utérus a touché 3 068 Françaises en 2005 et il a provoqué 1 067 décès. C’est la deuxième cause de décès par cancer chez la femme et l’on comprend donc que la mise sur le marché du Gardasil, présenté comme un vaccin contre ce type de cancer, ait pu avoir un tel retentissement : en 18 mois seulement, 435 000 doses du traitement ont été administrées ! Mais aujourd’hui, l’enthousiasme laisse la place au soupçon.
Une accumulation d’informations tronquées…
Il est en effet frappant de constater qu’autour de ce traitement sont présentées une série d’informations tronquées :
L’origine principale du cancer du col utérin est généralement le papillomavirus ou virus du papillome humain (HPV), c’est incontestable, mais ce n’est pas la seule. Il existe aussi d’autres causes comme le tabagisme, la pilule et les déficits immunitaires essentiellement.
- Le papillomavirus n’est pas l’agent pathogène effrayant que l’on nous présente. Il s’agit au contraire d’un virus extrêmement fréquent et banal. Il est responsable également des verrues apparaissant sur la peau. Ce virus n’est pas pathologique en soi et sa présence n’est pas significative d’une maladie. Il n’est pas même un indicateur d’une activité sexuelle débridée et irresponsable.
- Il n’y a pas un papillomavirus, mais des centaines de virus différents qui portent ce nom. Parmi eux, seuls les HPV 16, 18, 31, 33, 35, 45, 51, 52 et 58 ont un potentiel cancérogène. Et parmi ces derniers, les HPV 16 et 18 sont présents dans 70 % des cancers du col utérin.
- Le papillomavirus n’est pas indestructible. Il faut savoir que 75 % des HPV potentiellement cancérigènes disparaissent spontanément, c’est-à-dire sans traitement. Et ce n’est que la persistance d’un HPV pendant plusieurs années, qui risque de créer un cancer du col. En définitive, seules 0,3 % des infections à HPV évoluent vers un cancer.



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